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Les erreurs à éviter lors d’une reconversion professionnelle

Un changement de métier ne garantit pas toujours un retour à la liberté ou un épanouissement immédiat. Derrière l’enthousiasme de la reconversion professionnelle se cachent parfois des pièges insoupçonnés et des choix malheureux. S’engager sur une nouvelle voie implique bien plus que du courage ou de la motivation : chaque étape comporte ses propres écueils, susceptibles d’ériger ce projet en une cause de frustration.

Mal cerner ses motivations et ses attentes

L’une des erreurs les plus courantes est de se lancer dans une reconversion professionnelle sans avoir pris le temps de faire le point au préalable sur ses véritables motivations.

Beaucoup confondent ainsi ras-le-bol passager et réelle envie de changer de voie. Il est donc fondamental d’interroger en profondeur les raisons qui poussent à envisager ce tournant : s’agit-il d’un besoin de donner un nouveau sens à sa vie professionnelle, d’une envie d’évolution, voire d’un simple ras-le-bol  ? Prendre quelques temps pour faire le point sur ses aspirations permet tout simplement d’éviter d’en vouloir à ce changement de cap quelques mois plus tard.

Il est aussi important de bien cerner ses attentes vis-à-vis du nouveau métier : conditions de travail, équilibre vie pro/vie perso, perspectives d’évolution… Parfois, l’image renvoyée par une profession est très éloignée du quotidien. Pour éviter la désillusion, n’hésitez pas à rencontrer des professionnels du secteur souhaité et, si possible, réaliser des immersions ou des stages d’observation.

Ignorer l’importance de la formation et des compétences

Changer de métier, c’est souvent apprendre de nouvelles compétences.

Beaucoup d’entre vous ne mesurent pas alors le rôle fondamental de la formation en secteur, persuadés que leur expérience passée saura combler les lacunes. Or, la plupart des secteurs requièrent des savoir-faire spécifiques à se réapproprier et une mise à niveau technique. Ignorer cet aspect, c’est s’exposer à un mur au moment de l’installation ou de la candidature.

Il est donc essentiel de se renseigner sur les formations proposées, les diplômes indispensables ou les certifications reconnues par la profession envisagée. Un simple bilan de compétences peut parfois suffire pour faire le point sur ses points faibles et établir un parcours de formation adéquat.

Enfin, sachez mettre vos acquis en valeur… tout en prenant conscience des éventuels écarts à combler.

En investissant du temps et, si nécessaire, un budget dans la formation, vous augmentez vos chances de succès dans votre reconversion et vous vous intégrerez plus facilement dans votre nouvel environnement professionnel.

Ne pas suffisamment prendre en compte le facteur financier et pratique

Se reconvertir a nécessairement un impact sur la situation financière, en particulier si elle s’accompagne d’une période de chômage ou de formation non rémunérée.

Nombreux sont ceux qui oublient de faire un budget prévisionnel et/ou un calcul précis du délai raisonnable avant de retrouver des revenus stables. Stress et renoncement sont souvent au rendez-vous.

Il est donc primordial de bien anticiper toutes les questions pratiques : financement de la formation, indemnités chômage, aides à la reconversion (CPF, Pôle emploi, dispositifs spécifiques…), charges courantes. Parfois, il est préférable de garder son poste le temps de lancer sa reconversion, ou encore de mettre en place des revenus complémentaires.

Ne pas solliciter le réseau professionnel et l’accompagnement

Se reconvertir sans aller à la rencontre d’un nouveau réseau professionnel, c’est s’exposer à l’isolement et au risque de laisser passer des occasions à saisir.

Les échanges avec des gens du secteur visé permettent de recueillir des conseils, de découvrir les réalités du métier, et parfois, de trouver un stage ou un premier emploi.

Participer à des salons, des ateliers ou des événements de networking, mais aussi les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn, peuvent grandement faciliter l’intégration. De même, il ne faut pas céder à la timidité et refuser l’accompagnement proposé par les structures spécialisées (coachs, conseillers en évolution professionnelle, associations) qui ont une vraie valeur ajoutée pour aider à se projeter, rassurer et structurer le projet.

Ne pas se préparer à surmonter les obstacles et à être patient

Sachez-le  : la reconversion est un chemin semé d’embûches  : doutes, échecs, remises en question et découragement face à la longueur du processus.

Si vous sous-estimez les difficultés rencontrées et n’êtes pas préparé psychologiquement à la reconversion, vous risquez de baisser les bras trop vite.

Alors armez-vous de patience, fixez-vous des objectifs réalistes et célébrez vos petites victoires  !

Pour vous préparer à surmonter ces obstacles, voici quelques stratégies qui fonctionnent plutôt bien  :

  • Anticipez les doutes  : identifiez vos sources de stress et préparez des réponses adaptées.
  • Mettez en place une routine quotidienne avec des temps de réflexion, de formation ou de repos.
  • Recourez aux techniques de gestion du stress qui vous conviennent le mieux (méditation, sport ou journal de bord…)
  • Trouvez votre mode « formation continue ».
  • Demandez des retours réguliers pour progresser.

La réussite passe avant tout par la persévérance : savoir rebondir après un refus ou une déception, chercher des solutions alternatives, garder à l’esprit qu’une évolution met du temps… N’hésitez pas non plus à vous entourer de personnes bienveillantes et à partager vos doutes comme vos réussites. Cela favorisera votre investissement dans le long terme et contribuera à créer un réseau autour de votre projet.